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« Pour faire grandir ses collaborateurs, il s’agit d’exercer une autorité aimante. »

05 avril 2017 Paroles de dirigeants
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Témoignage de Philippe Royer, dirigeant d’entreprise

Dans une société de 350 salariés coexistent les métiers de conseillers, d’experts et d’agents de mesure du lait (150 salariés) chez des exploitants agricoles. La traite – le matin et le soir – impose à ces derniers des contraintes horaires. Le temps partiel est choisi pour certains, subi pour d’autres qui aimeraient pouvoir travailler plus pour augmenter leur salaire.

À travers un plan de gestion prévisionnel des emplois et compétences qui identifie les potentiels et les talents, l’objectif est de décliner un projet d’entreprise en  développant de nouveaux métiers et en augmentant le pouvoir d’achat des agents de mesure, catégorie sociale la plus précaire de l’entreprise. Le processus dure 3 ans (5 ans si l’on compte le travail commencé auparavant au niveau des conseillers), avec des phases d’expérimentation, une mesure des écueils et un déploiement massal progressif…

Témoignage sur la place des personnes dans l’entreprise

Philippe Royer, dirigeant et directeur général de Clasel : « Mettre la personne « au bon endroit » demande de réussir à écouter, à se mettre en vérité, à s’ajuster afin de ne pas la surestimer ni sous-estimer. L’entreprise, comme une personne, avance sur un chemin ; on est dans une dynamique positive. Dans une entreprise subsidiaire, on est dans un schéma de co-création, de valorisation, dans une dynamique d’innovation. Gérer une entreprise est un équilibre subtil entre exigence et bienveillance. Pour faire grandir ses collaborateurs, il s’agit de porter un cap et d’exercer une autorité aimante. »

80% des personnes ont vu leurs missions évoluer. 20% n’ont pas bougé. Ce travail a permis de repositionner en interne ou externe des personnes qui n’étaient pas dans la bonne fonction. Il y a eu une mise en vérité qui a conduit à  d’objectiver les talents et les limites de chacun.

« Cela s’est fait naturellement, en écoutant les problèmes, en les nommant. Le processus a été cadré mais  l’œuvre a été collective. »

Message aux dirigeants chrétiens 

Vivre les concepts de la pensée sociale chrétienne ne nuit pas à la compétitivité. Au contraire, l’entreprise développe une compétitivité durable qui lui permet de remplir pleinement ses finalités  économiques mais aussi ses finalités  sociales et environnementales.




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